jeudi 9 mai 2019

L’appel de Fanny Wallendorf

couverture : Pedro Antonio
Salaverria Calahorra


1957. Portland. Oregon. Etats-Unis.
Richard est un jeune garçon, plutôt chétif. Son père l'inscrit au saut en hauteur dans son école. Histoire de développer un peu sa musculature. Richard est surtout un garçon très réfléchi, introverti. Pas forcément passionné par la discipline. Mais au fil du temps, il va apprendre à aimer la course, la recherche du geste parfait, la concentration extrême que requiert le saut. 
Richard, c'est en réalité Richard "Dick" Fosbury, inventeur de la technique du même nom. L'appel, c'est à la fois l'impulsion du saut et l'appel intérieur que Richard ressent. Cette confiance tranquille qui lui permet de traverser les moqueries, les réticences, les incompréhensions de ses camarades de classe, de ses entraîneurs et des journalistes. 
Le sport comme un art, élevé au rang de nécessité vitale. Certes, l'introspection poussée à l'extrême occasionne quelques longueurs dans le texte. Mais la menace de la guerre du Vietnam -cet autre appel suspendu-, l'urgence du saut, cette tension tout au long du récit et cet entêtement viscéral de Richard à sauter sur le dos nous tiennent. 
L'appel est un beau premier roman sur la confiance en soi, l'urgence vitale de faire et laisser dire. 
Fanny Wallendorf aurait pu avoir cette confiance en elle. Il était inutile de préciser en préambule ce qu'elle souhaitait écrire. Elle y est parvenue.
Faire et laisser dire.


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